• Castes et élites

    by  • 14 mars 2009 • Économie, Politique, Québec, Société • 0 Comments

    Cette semaine, tous le gratin de « Québec Inc » s’était donné rendez-vous pour écouter un des leur tenter d’expliquer comment il avait foiré.  On a même pu assister à une scène délirante où l’on voyait certains décideurs applaudir alors que l’état et la société québecoise se demande comment on a pu perdre 40 milliards. Méchant décalage.

    Josée Legault signe un excellent papier dans le Voir,  Les Intouchables :

    « Vous me direz que toute société occidentale normalement constituée a son propre business inc. Très vrai. Mais la petite taille du Québec fait que ce cénacle est très, très restreint. Un énorme pouvoir d’influence se retrouve donc concentré dans très peu de mains. Et tout ce beau monde tend à se nommer entre eux à des postes de plus en plus influents, tout en passant le témoin à leurs enfants. En sciences po., on appelle ça de la “cooptation”. Le Petit Robert la définit comme l'”admission par privilège” ou la “nomination d’un membre nouveau, dans une assemblée, par les membres qui en font déjà partie”. Cherchant à perpétuer leur pouvoir d’influence, les cooptés s’assurent de partager les mêmes idées. Et, bien sûr, de se protéger les uns, les autres. Ex.: après la prestation de M. Rousseau, le consensus chez ses pairs était qu’il avait tout dit et que, par conséquent, une commission d’enquête sur les pertes de la Caisse était inutile. La solidarité entre intouchables est toujours un spectacle émouvant

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