Monde

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Je suis assidument la superbe série de TV5 sur la seconde guerre mondiale. Tout le contenu provient d’images d’archives le tout commenté intelligemment par Mathieu Kassovitz. Comme beaucoup de gens de mon age nés à la fin des années 50, notre enfance a également été marquée par cette période ne serait-ce par les nombreux témoignages des parents et grand-parents. Je me souviens de mon oncle éclatant en sanglot lors d’une réunion de famille en se remémorant ce jeune soldat allemand  qu’il a abattu lorsqu’il était dans la résistance, ils avaient 17 ans tous les deux. Ma mère aussi terrorisée au fond son lit lorsqu’elle entendait à l’aube les cris, aboiements, bruits de bottes et les moteurs de camion de la soldatesque partant en expédition punitive, la maison familiale étant juste en face de la Kommandantur. Mon père sur son lit de mort à qui je demandais quel était un des évènements qui l’avait le plus marqué dans sa vie: il me répondit que ce fut le jour ou tous les copains de classe portants l’étoile jaune ne sont jamais revenus à l’école, disparus à jamais.

Tout ça remonte à loin désormais mais la mémoire est encore très vive. Cet été durant les vacances, j’ai eu beaucoup de plaisir en suivant les échanges entre mon plus jeune de 12 ans et ma tante de 80 ans, lui passionné par toutes ses anecdotes, elle heureuse de trouver une écoute attentive. Un beau cours d’histoire et de passage de relais inter-génération.

Si je sujet vous intéresse et que vous avez le désir d’approfondir, voici quelques films incontournables:

La liste Schindler S. Spieldberg

Il faut sauver le soldat Ryan S. Spieldberg

L’empire du soleil S. Spieldberg

Amen Costa Gavras

La chute Oliver Hirschbiegel

L’ennemi à vos portes JJ. Annaud

Le pianiste R. Polanski

Indigènes Rachid Bouchareb

La vie est belle de R.Benigni

Le vieux fusil de R.Enrico

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Quand je lis et écoute Albert Jacquard mon moral et ma confiance dans l’évolution de notre monde remonte.  Ce n’est pas en se pliant à la pensée dominante que les choses évolueront. J’avais publié un billet sur mon blog techno reprenant son manifeste sur l’éloge de l’utopie. Ha l’utopie, que de grandes choses réalisées grâce à elle, de Christophe Colomb à Leonard de Vinci jusqu’à la marche sur la lune.

De passage à Montréal, le grand sage et humaniste de 83 ans a donné une entrevue au journaliste économique et toujours pertinent Gérald Fillion.

Pistes: Albert Jacquard sur Wikipédia

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Alors que toute l’attention médiatique est actuellement essentiellement portée vers l’Iran ou le décès de Michael Jackson, des experts anticipent une deuxième étape pas très reluisante. On ne sait plus qui croire, les politiques entrevoient un retour de la croissance, les médias rapportent leurs propos, bref on aimerait que tout le monde se remette à consommer. Jacques Attali écrit ceci dans Slate, signe que selon lui, les leçons n’ont pas été retenues :« Et d’abord, que la priorité d’une économie saine, c’est d’utiliser l’emprunt pour investir, et pas pour consommer. Mais de cela, le système financier ne veut pas entendre parler. Même aujourd’hui, alors que la crise est encore intense, il n’a qu’une seule préoccupation: retourner au plus vite à son métier principal, endetter les autres, pour faire le maximum de profits

Pistes: Défauts de paiement en hausse au Canada chez Radio-Canada
Pour un nouveau plan de relance…chez Cyberpresse
L’actualité de la crise : Non-résolus, les problèmes s’empilent, par François Leclerc chez Paul Jorion
Wage Deflation in Our Midst chez The Big Picture

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A moins de vivre sur une autre planète, vous ne pouvez avoir manqué la mort de cette jeune iranienne filmée sur un portable et diffusée à travers la planète.  Tous les médias sociaux et traditionnels bien sûr en parlent, voici quelques liens qui ont retenu mon attention :

- Neda l’immortelle chez Mario Roy: « Ainsi, les événements de juin 2009 en Iran sont ceux de l’internet 2.0. Du web “social”. Du portable planétairement branché, de Facebook (où existe déjà une page “Neda”), de YouTube et de Twitter.
Jadis, on craignait le Big Brother orwellien à la solde d’un pouvoir totalitaire. C’est le contraire qui se produit. Des millions de little brothers grignotent, image par image, les pouvoirs absolus.
L’immortalité désormais acquise de la jeune Neda est un monument à la modernité sculpté dans l’atelier médiéval des vieux ayatollahs.
»

- Life and death in Iran chez le NYT : « Whatever happens now, all is changed in Iran. Opacity, a numbing force, has yielded to a transparency in which one side confronts another. The online youth of Iran will not be reconciled to a regime that touts global “justice” while trampling it at home

- Tehran 2.0 chez Umair Haque

- Iran by Neda chez Paulo Coelho

- In Iran, One Woman’s Death May Have Many Consequences chez Le Time

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Difficile d’avoir l’heure juste sur la réalité et les conséquences de la crise. Eco89 pose la question du rôle des médias; en font-ils trop ou pas assez ? Pour ma part je suis assez d’accord avec Ahmed Silem : « Tout est centré sur la crise financière ! Les médias ne disent pas qu’il s’agit d’une crise systémique et que, par exemple, l’automobile est un produit du XXe siècle qui s’essouffle. Les médias relaient purement et simplement des annonces. »

Alors que faire et où s’informer? Est-ce si grave que ça ? Je vous propose d’aller directement aux sources en visitant les blogs d’économistes de renoms, là se trouve des analyses sans concessions:

- Paul Krugman qui compare les deux courbes de 1929 et 2009: The great recession versus the great depression

- Jacques Attali qui nous pointe vers la menace de l’effondrement des assurances selon lui plus grave que celui des banques: L’heure de vérité

- Paul Jorion nous explique que le danger vient des mentalités du monde financier incapable de faire marche arrière et de se remettre en question: « Et c’est là le calvaire de ces malheureux gouvernants en ce moment : chaque jour qui passe les oblige à révéler davantage à un public ébahi que ce système dont ils firent non seulement partie mais dont ils furent autrefois les principaux acteurs, est organisé de manière à permettre à ses dirigeants de puiser en permanence dans la caisse et de la vider entièrement dès qu’un pépin se présente. Et comme le système n’a pas changé depuis le début de la crise (puisqu’ils s’efforcent de le maintenir intact), le fait que ce soit le contribuable qui remplisse maintenant la caisse au fur et à mesure qu’elle se vide, n’y change absolument rien : les dirigeants des banques continuent comme avant d’y puiser de manière éhontée (puisque « c’est dans les contrats », comme le dit Mr. Summers), la seule différence étant que c’est désormais au vu de tous. Le public les regarde faire avec des yeux ronds tandis que les gouvernants commentent la mort dans l’âme : « Ben, c’est malheureusement comme ça que ça marche ».

Enfin James K. Galbraith démontre que le fameux plan Geithner a très peu de chance de succès: Le plus étrange dans le plan Geithner, c’est sont incapacité à agir comme si la crise financière était une véritable crise - posant une menace économique multiple à long terme - et non seulement deux problèmes ; certes liés, mais temporaires, l’un dans le secteur bancaire et l’autre concernant l’emploi. Dans le secteur bancaire, la métaphore dominante est celle de la plomberie : il faut se débarrasser d’un bouchon. Traitez les actifs toxiques, dit-on, et les conditions du crédit reviendront à la normale. Ceci fait, restera une récession fondamentalement classique, ce qui valide les plans de relance budgétaire. Résolvons ces deux problèmes et la crise prendra fin. Telle est l’idée.

Mais la métaphore de la plomberie est trompeuse. Le crédit n’est pas un flux. Ce n’est pas quelque chose dont on pourrait forcer l’écoulement au travers de tuyaux. Le crédit est un contrat. Il a besoin d’un emprunteur ainsi que d’un prêteur ; d’un client ainsi que d’une banque. Et l’emprunteur doit satisfaire à deux conditions. La première est celle de la solvabilité, ce qui implique une sécurité de revenu et, généralement un bien immobilier ayant une valeur intrinsèque. Les prix des actifs rentrent donc en ligne de compte. Avec une excès de stock immobilier chronique et la baisse des prix, cette garantie disparaît, et même si les emprunteurs en ont le désir, ils ne peuvent pas bénéficier de prêts. La seconde exigence est la volonté d’emprunter, motivée par ce que Keynes appelle les « esprits animaux » animant l’enthousiasme d’entreprendre. Dans une crise, un tel optimisme se fait rare. Même si les gens ont des garanties qu’ils pourraient engager, ils préfèrent la sécurité qu’offre le liquide. Et c’est précisément parce qu’ils veulent du liquide qu’ils ne voudront pas épuiser leurs réserves par des dépenses sur une nouvelle voiture.»

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Titanic

Jacques Attali sur Slate.fr:
« selon l’agence Bloomberg, en Asie, seulement un prêt sur huit fait en 2008 sera refinancé en 2009. Et, selon Moody’s, 17% des crédits faits dans la région seront en défaut en 2009, soit une proportion très supérieure à celle qu’on a connu en 1929

Et plus loin :

« Si ce genre de désastre se produit, tout notre système social, fondé sur la propriété privée et le respect des contrats de prêts sera remis en cause par la contestation généralisée de la valeur des biens et des titres. L’économie réelle s’effondrera, en flux comme en stock.»

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Quel besoin de démarrer un nouveau blog ? Après trois années passées à publier sur mon blog corporatif,  j’ai réalisé que me sentais un peu prisonnier de ma ligne éditoriale techno et didactique. J’avais besoin de mon propre espace pour y aborder des sujets plus personnels reliés à des thèmes qui me parlent directement et me passionnent. Notre monde change à tous les niveaux et les évènements sont de plus en plus imbriqués et interreliés. Ce blog reflètera mes questions, découvertes, passions, coup de coeur.

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