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Alors que les principaux indices du FMI entrevoient une sortie de crise, on peut être en mesure de se poser des questions tant il apparait que les facteurs à son origine n’ont pas été réglés. Bref le monde des banques et de la finance sort finalement vainqueur devant les gouvernements incapables de les mettre au pas, voir de les réguler.
Finalement qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse…

Pistes: Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali chez Slate
$ 38,5 milliards de commissions chargées par les banques américaines sur les plus démunis en 2009 ? chez Démystifier la finance
Goldman Sachs — La grande machine à bulles chez Agoravox

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Alors que toute l’attention médiatique est actuellement essentiellement portée vers l’Iran ou le décès de Michael Jackson, des experts anticipent une deuxième étape pas très reluisante. On ne sait plus qui croire, les politiques entrevoient un retour de la croissance, les médias rapportent leurs propos, bref on aimerait que tout le monde se remette à consommer. Jacques Attali écrit ceci dans Slate, signe que selon lui, les leçons n’ont pas été retenues :« Et d’abord, que la priorité d’une économie saine, c’est d’utiliser l’emprunt pour investir, et pas pour consommer. Mais de cela, le système financier ne veut pas entendre parler. Même aujourd’hui, alors que la crise est encore intense, il n’a qu’une seule préoccupation: retourner au plus vite à son métier principal, endetter les autres, pour faire le maximum de profits

Pistes: Défauts de paiement en hausse au Canada chez Radio-Canada
Pour un nouveau plan de relance…chez Cyberpresse
L’actualité de la crise : Non-résolus, les problèmes s’empilent, par François Leclerc chez Paul Jorion
Wage Deflation in Our Midst chez The Big Picture

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Un billet coup de gueule de Yan Barcelo sur Cent Papiers: « Au moins 4 billions $, sans doute plus, ont été arrachés des goussets publics pour être remis à une oligarchie financière de banques, de fonds d’investissement et de trusts. Comme le dit Barry Titholz dans son livre Bailout Nation, un tel montant représente plus que les sommes combinées du Plan Marshall, de la course à la lune, de la faillite des Savings & Loan, de la guerre de Corée, du New Deal, de l’invasion de l’Iraq, de la guerre du Vietnam. Imaginez si on avait consacré ces sommes à un projet constructif, par exemple un « Projet Apollo de l’énergie »! »

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Un billet intéressant de Jacques Attali sur la bulle que les américains sont en train de créer, une stratégie qui ne règle rien, une course en avant: « Le discours optimiste d’avant reprendra ; il reprend déjà. On dira même que ceux qui avaient prédit la pire crise depuis 1929 avaient voulu se rendre intéressants, que le capitalisme est plein de ressort, et que l’économie américaine n’a aucunement besoin qu’une réglementation planétaire vienne freiner son dynamisme.
On peut souhaiter que ce scénario se réalise : il vaut mieux une sortie de crise immorale qu’une dépression. Mais, malheureusement, rien ne sera réglé : resterons intacts les risques, sur la survie des entreprises, sur l’immensité des dettes publiques, sur les retraites, sur la valeur des actifs, sur les emplois. On se demandera alors comment un président démocrate aura pu se mettre au service d’une si scandaleuse manœuvre pour que quelques banquiers refassent fortune avec l’argent des contribuables, sans que ceux-ci n’aient le moindre pouvoir sur les banques
»

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Le journaliste Jean-Pascal Beaupré met la table du G20 dans une analyse sans concessions: « Les attentes sont immenses. Pour la première fois en 60 ans, le commerce international va chuter sur la planète en 2009, d’après la Banque mondiale. Les exportations ont déjà reculé de 32% en un an. Le portrait se dégrade de semaine en semaine, le chômage explose. Les gouvernements cherchent la combinaison gagnante qui empêchera la récession de tourner en dépression».

Pourtant tout indique que ce sommet va tourner au fiasco tant les divergences de vues entre Europe et États-Unis sont fortes. Les européens estiment qu’il faut avant tout faire le ménage dans la finance mondiale sans quoi rien ne se fera. Les américains et les anglais estiment quand à eux que seul l’injection de capitaux réussira à redresser la barre.

Sarkozy a lancé ses mises en garde, Obama lui répond.Les russes et les chinois comptent les points.

Pendant ce temps, le monde assommé découvre jour après jour l’ampleur des dégâts de ce qui est en voie de probablement devenir une véritable escroquerie planifiée et connue de beaucoup depuis des années. Ce sera le thème de mon prochain billet.

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Difficile d’avoir l’heure juste sur la réalité et les conséquences de la crise. Eco89 pose la question du rôle des médias; en font-ils trop ou pas assez ? Pour ma part je suis assez d’accord avec Ahmed Silem : « Tout est centré sur la crise financière ! Les médias ne disent pas qu’il s’agit d’une crise systémique et que, par exemple, l’automobile est un produit du XXe siècle qui s’essouffle. Les médias relaient purement et simplement des annonces. »

Alors que faire et où s’informer? Est-ce si grave que ça ? Je vous propose d’aller directement aux sources en visitant les blogs d’économistes de renoms, là se trouve des analyses sans concessions:

- Paul Krugman qui compare les deux courbes de 1929 et 2009: The great recession versus the great depression

- Jacques Attali qui nous pointe vers la menace de l’effondrement des assurances selon lui plus grave que celui des banques: L’heure de vérité

- Paul Jorion nous explique que le danger vient des mentalités du monde financier incapable de faire marche arrière et de se remettre en question: « Et c’est là le calvaire de ces malheureux gouvernants en ce moment : chaque jour qui passe les oblige à révéler davantage à un public ébahi que ce système dont ils firent non seulement partie mais dont ils furent autrefois les principaux acteurs, est organisé de manière à permettre à ses dirigeants de puiser en permanence dans la caisse et de la vider entièrement dès qu’un pépin se présente. Et comme le système n’a pas changé depuis le début de la crise (puisqu’ils s’efforcent de le maintenir intact), le fait que ce soit le contribuable qui remplisse maintenant la caisse au fur et à mesure qu’elle se vide, n’y change absolument rien : les dirigeants des banques continuent comme avant d’y puiser de manière éhontée (puisque « c’est dans les contrats », comme le dit Mr. Summers), la seule différence étant que c’est désormais au vu de tous. Le public les regarde faire avec des yeux ronds tandis que les gouvernants commentent la mort dans l’âme : « Ben, c’est malheureusement comme ça que ça marche ».

Enfin James K. Galbraith démontre que le fameux plan Geithner a très peu de chance de succès: Le plus étrange dans le plan Geithner, c’est sont incapacité à agir comme si la crise financière était une véritable crise - posant une menace économique multiple à long terme - et non seulement deux problèmes ; certes liés, mais temporaires, l’un dans le secteur bancaire et l’autre concernant l’emploi. Dans le secteur bancaire, la métaphore dominante est celle de la plomberie : il faut se débarrasser d’un bouchon. Traitez les actifs toxiques, dit-on, et les conditions du crédit reviendront à la normale. Ceci fait, restera une récession fondamentalement classique, ce qui valide les plans de relance budgétaire. Résolvons ces deux problèmes et la crise prendra fin. Telle est l’idée.

Mais la métaphore de la plomberie est trompeuse. Le crédit n’est pas un flux. Ce n’est pas quelque chose dont on pourrait forcer l’écoulement au travers de tuyaux. Le crédit est un contrat. Il a besoin d’un emprunteur ainsi que d’un prêteur ; d’un client ainsi que d’une banque. Et l’emprunteur doit satisfaire à deux conditions. La première est celle de la solvabilité, ce qui implique une sécurité de revenu et, généralement un bien immobilier ayant une valeur intrinsèque. Les prix des actifs rentrent donc en ligne de compte. Avec une excès de stock immobilier chronique et la baisse des prix, cette garantie disparaît, et même si les emprunteurs en ont le désir, ils ne peuvent pas bénéficier de prêts. La seconde exigence est la volonté d’emprunter, motivée par ce que Keynes appelle les « esprits animaux » animant l’enthousiasme d’entreprendre. Dans une crise, un tel optimisme se fait rare. Même si les gens ont des garanties qu’ils pourraient engager, ils préfèrent la sécurité qu’offre le liquide. Et c’est précisément parce qu’ils veulent du liquide qu’ils ne voudront pas épuiser leurs réserves par des dépenses sur une nouvelle voiture.»

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La nouvelle fait grand bruit cette semaine: AIG, une des plus importantes compagnies d’assurance au monde, va redistribuer sous forme de primes aux dirigeants et employés l’argent versé par le gouvernement américain pour la sauver. Le président Obama est furieux tandis que les millions d’américains qui viennent de perdre leurs emplois sont consternés. Sophie Cousineau révèle : «Sont beaucoup plus discutables, à mon avis, les primes incitatives et de rétention qu’AIG a versées à plus de 10 000 de ses 116 000 employés. Selon les calculs du Journal, il y en a pour 1,2 milliard de dollars ! ».

Cet évènement est typique de la mentalité qui prévaut encore actuellement; une totale incompréhension-déconnection ou évaluation de ce qui se passe dans la vraie vie. Si la crise se stabilise ainsi que le chômage, ça va passer. Par contre si la situation mondiale empire avec des taux de chômage de + 20%, désordres sociaux et désobéissances civiles sont à prévoir.

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Cette semaine, tous le gratin de « Québec Inc » s’était donné rendez-vous pour écouter un des leur tenter d’expliquer comment il avait foiré.  On a même pu assister à une scène délirante où l’on voyait certains décideurs applaudir alors que l’état et la société québecoise se demande comment on a pu perdre 40 milliards. Méchant décalage.

Josée Legault signe un excellent papier dans le Voir,  Les Intouchables :

« Vous me direz que toute société occidentale normalement constituée a son propre business inc. Très vrai. Mais la petite taille du Québec fait que ce cénacle est très, très restreint. Un énorme pouvoir d’influence se retrouve donc concentré dans très peu de mains. Et tout ce beau monde tend à se nommer entre eux à des postes de plus en plus influents, tout en passant le témoin à leurs enfants. En sciences po., on appelle ça de la “cooptation”. Le Petit Robert la définit comme l’”admission par privilège” ou la “nomination d’un membre nouveau, dans une assemblée, par les membres qui en font déjà partie”. Cherchant à perpétuer leur pouvoir d’influence, les cooptés s’assurent de partager les mêmes idées. Et, bien sûr, de se protéger les uns, les autres. Ex.: après la prestation de M. Rousseau, le consensus chez ses pairs était qu’il avait tout dit et que, par conséquent, une commission d’enquête sur les pertes de la Caisse était inutile. La solidarité entre intouchables est toujours un spectacle émouvant

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Le terme dépression commence à être de plus en plus mentionné de part et d’autre tellement la situation est hors de contrôle des élites et des experts. En attendant, c’est la déconfiture sur les marchés boursiers; on parle d’un Dow Jones bientôt à 4000, le CAC 40 flirtant lui avec les 2500 points. La pensée commune voudrait que tout cela remonte, que les aubaines sont là, que la correction va arriver, mais la confiance n’y est plus. Certains prétendent même qu’il faut quitter le marché boursier au plus vite via Alter Info: « il faut quitter les marchés actions immédiatement, arrêter d’espérer une correction.
Liquider tout votre portefeuille malgré tout ce que pourra vous dire votre banquier. On est bel et bien entré dans la zone rouge et ce n’est pas trop tard pour sauver ce qui vous reste. Ceux qui ne suivront pas ce conseil vont assister à une véritable évaporation de leur argent.
Ma plus grande des certitudes est l’écroulement prochain du dollar ; la devise américaine n’a plus d’alternative que le plongeon vers les abîmes. Ceux qui s’obstineront à écouter les experts dire le contraire vont le payer très cher ; il va perdre de manière irrémédiable plus de 50% de sa valeur avant Noêl 2011. Le pétrole va remonter contre toute attente tandis que l’or physique deviendra le produit de placement le plus recherché sur les 5 prochaines années

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Le milliardaire américain Warren Buffet aka l’oracle d’Omaha a utilisé le terme « shambles » en parlant de l’économie en 2009.

J’ai fais une recherche pour en trouver la signification: « A scene or condition of complete disorder or ruin, a place or scene of bloodshed or carnage ».

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