France

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Dans un pays ou il y a 60 millions de commentateurs sportifs, la qualification sans gloire de la France pour la coupe du monde 2010 a créé un vif débat. Tout le monde tombe bien sur à bras raccourcis sur Thierry Henry alors que dans mon livre à moi c’est une faute d’arbitrage comme il en existe en permanence au foot. Petite revue de presse:

- Chez Patrick Lagacé: « Bon, dans un conte de Disney, THierry Henry serait allé voir l’arbitre et lui aurait confié son délit. Mais la vie n’est pas un conte de Disney, comme chacun le sait, c’est plutôt un endroit impitoyable où seuls les forts survivent, en mangeant du prochain. Et c’est encore pire dans le football international. Avant de critiquer les Français, rappelons-nous (bruit de toux) du but d’Alain Côté…»

- Chez E24 : « Un joueur rationnel et opportuniste sera toujours incité à ne pas tout à fait respecter les règles quand il est sûr que la situation ne se répétera pas. Dans le cas contraire, il sera trop coûteux de le faire car la personne en face de lui trichera sûrement à son tour quand ils se reverront”, explique Laurent Denant-Boemont, économiste et spécialiste des théories de jeux et auteur du blog “Expeconomics »

- Chez Slate: « Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires. Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires. Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires.

Quand un joueur effectue un tacle «trop» appuyé, il enfreint également les règles, en plus de mettre en danger l’intégrité physique de son adversaire. Un Irlandais, prenons Roy Keane au hasard, vous dira que la seule différence est qu’il n’essaie pas de le dissimuler, donc qu’il ne triche pas. Un Argentin vous dira que la seule différence, c’est qu’il est moins malin que celui qui fait une petite faute dans le dos de l’arbitre.»

Et le mot de la fin par Vinvin, commentaire vidéo à chaud:


Allez je termine avec cet hommage à Thierry Henry qu’on a eu rapidement tendance à enterrer, souvenirs d’un but d’anthologie.

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L’arrestation impromptue du cinéaste Roman Polanski a suscité un vif débat. D’un côté les détracteurs d’un traquenard vs les partisans d’une condamnation sans équivoque de la pédophilie.

Sans équivoque chez Patrick Lagacé: « Oui, la femme qui était une ado à l’époque a réclamé la fin des procédures. Oui, le juge semble adorer l’attention médiatique. Mais Polanski a bel et bien fui la justice d’un pays occidental, ce qui fait de lui un fugitif. Même s’il « craignait » le juge, même si ses avocats lui avaient conseillé de se sauver. Je ne comprends pas. Je sais que ça fait plus de 30 ans, je sais que la victime souhaite publiquement que tout ça soit mis dans la filière 13, mais je ne vois pas le scandale dans l’arrestation d’un type qui a fui la justice.»

Des questions chez Rue89: « Un deuxième doute obscurcit par ailleurs le dossier. Il ne concerne pas tant la nature des faits, puisque Polanski a avoué la relation sexuelle sur mineure. L’adolescente, en revanche, a évolué : « Roman Polanski : Wanted and Desired », documentaire sorti en 200,8 lui consacre de larges passages, dans lesquels celle qui a plus de 45 ans affirme :
« Je ne souhaite pas que Polanski, qui n’a pas été traité avec justice, subisse de nouveaux châtiments. »
La victime, qui serait bénéficiaire d’un accord financier avec la partie adverse dont le montant demeure secret, fait référence à des révélations survenues a posteriori sur l’enquête elle-même. Notamment la collusion entre magistrat et procureur, qui laisse entrevoir l’hypothèse d’un procès sinon à charge, en tous cas inéquitable.
»

Justification et éclairage chez Marc-André Lussier : « Cela étant, a-t-on quand même le droit de déplorer les circonstances – je dis bien les CIRCONSTANCES – dans lesquelles cette arrestation s’est produite en Suisse? Non, personne n’est au-dessus des lois. Mais de profiter de la tenue d’une manifestation culturelle comme un festival de cinéma à vocation internationale pour envoyer au cachot un artiste qu’on s’apprête à honorer a quelque chose de choquant sur le plan symbolique. Parce qu’un précédent est créé »

Deux poids, deux mesures dans Le Monde: « J’ai appris à mes dépends, mais aussi et surtout aux dépends de celle à qui j’ai fait tant de mal, qu’une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu’elle donne son consentement, y compris lorsqu’elle est explicitement demandeuse, c’est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol. Si vous me demandiez la raison de cette impossibilité, je vous répondrais ce par quoi je commençais ce paragraphe. D’où, Messieurs les ministres, la nécessité de répondre de ses actes devant la justice, devant la victime et de les revoir, les mâcher, les ruminer, jour après jour, nuit après nuit. Tout cela bien sûr dans la douleur, les larmes, la contrainte, l’humiliation, la honte et la solitude de la prison. Travail qu’on ne peut nullement réaliser dans le strass et les paillettes

Piste: Roman de Roman Polanski, autobiographie, 1984

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Alors que les principaux indices du FMI entrevoient une sortie de crise, on peut être en mesure de se poser des questions tant il apparait que les facteurs à son origine n’ont pas été réglés. Bref le monde des banques et de la finance sort finalement vainqueur devant les gouvernements incapables de les mettre au pas, voir de les réguler.
Finalement qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse…

Pistes: Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali chez Slate
$ 38,5 milliards de commissions chargées par les banques américaines sur les plus démunis en 2009 ? chez Démystifier la finance
Goldman Sachs — La grande machine à bulles chez Agoravox

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Alors que toute l’attention médiatique est actuellement essentiellement portée vers l’Iran ou le décès de Michael Jackson, des experts anticipent une deuxième étape pas très reluisante. On ne sait plus qui croire, les politiques entrevoient un retour de la croissance, les médias rapportent leurs propos, bref on aimerait que tout le monde se remette à consommer. Jacques Attali écrit ceci dans Slate, signe que selon lui, les leçons n’ont pas été retenues :« Et d’abord, que la priorité d’une économie saine, c’est d’utiliser l’emprunt pour investir, et pas pour consommer. Mais de cela, le système financier ne veut pas entendre parler. Même aujourd’hui, alors que la crise est encore intense, il n’a qu’une seule préoccupation: retourner au plus vite à son métier principal, endetter les autres, pour faire le maximum de profits

Pistes: Défauts de paiement en hausse au Canada chez Radio-Canada
Pour un nouveau plan de relance…chez Cyberpresse
L’actualité de la crise : Non-résolus, les problèmes s’empilent, par François Leclerc chez Paul Jorion
Wage Deflation in Our Midst chez The Big Picture

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Finalement et en dernier recours, le conseil constitutionnel décrit comme « le conseil des sages » et sur lequel siegent deux anciens présidents de la république, a mis un point d’arrêt à la fatwa lancée par le gouvernement français contre les internautes. Cela m’amène à plusieurs réflexions:

- Je trouve désolant que des artistes, toutes couleurs politiques confondues, préfèrent appuyer un projet anti-démocratique pour protéger leurs intérêts économiques. Cela laissera des traces.

- Je trouve inquiétant qu’un gouvernement essaye de faire passer une telle loi tout en sachant qu’elle va à l’encontre des droits et libertés fondamentales des citoyens.

- Je trouve pitoyable que l’on ai passé tant de temps, d’argent et de ressources pour cette usine à gaz  très bien décrite chez Eco89: « Si l’on compte sept heures de travail effectif, cela représente 333 décisions par jour, 47 décisions par heure et par juge, soit un peu plus d’une minute par dossier. (…) Si l’on rapporte tout cela au collège - puisque les décisions sont collégiales -, ces 1 000 décisions par jour ou 142 décisions par heure demanderont 25 secondes par décision. (…) Autant dire qu’en une seule journée d’activité, le système s’écroulera sous le poids de cette usine à décisions.»

Pistes: In Memoriam Hadopi chez Maitre Eolas

Libertés.fr dans Le Monde

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Sous couvert ( ou prétexte ) de protéger les artistes soi-disant « ruinés » par des hordes d’adolescents barbares, l’état français vient de faire voter une loi stupide mais qui soulève le voile sur une certaine idéologie des partisans du président Sarkozy, qui on le sait a une certaine idée du controle des moyens d’expressions. Bref Internet fait peur et la peur est souvent la première conséquence de l’ignorance.

Voici ma revue de presse sur toute cette affaire que l’UMP  et Nicolas Sarkozy vont  longtemps trainer comme un boulet:

En guide de prélude cet article du Monde « Il est stupide d’aller contre Internet avec bâton, casque et ciseaux, par Eric Rochant »: « La défense d’intérêts privés pousse au crime de ne pas réfléchir sur l’évolution du monde. Cette manie de l’interdiction, de la dénonciation, de la sanction collective rappelle l’attitude de certains maîtres d’école raidis par leur impuissance à évoluer avec la société.
Cette loi est le symptôme d’un aveuglement, d’une stupidité archaïque face à l’angoissante vitesse du changement qui s’est opéré depuis quelques dizaines d’années. Aller contre Internet de la sorte, avec le bâton, le casque et les ciseaux, c’est aller contre la jeunesse, l’avenir, l’enthousiasmante créativité qu’Internet a libérée.
Et voilà que nos parlementaires, d’anciens ministres de la culture, le gouvernement français, la France, quoi, s’avance, imbue d’elle-même, certaine de toujours tenir le flambeau de la défense des droits divers, certaine d’être originale, inventive et supérieure, dans son rapport à la culture et à la création, la France donc, vient se ringardiser, tant au niveau technique qu’intellectuel, vient suggérer que désormais le monde peut avancer sans elle, ou plutôt malgré elle.

Bref, nous venons annoncer que nous sommes vieux, fatigués, affaiblis, apeurés, mais que - ô gloire - nous pouvons encore donner quelques coups de matraque. »

Trois articles pertinents de Jacques Attali qui s’est beaucoup impliqué dans le dossier. Il identifie les futurs modèles d’affaires tout en mettant en garde les artistes, véritables dindons de la foire:
- Une loi scandaleuse et ridicule: « A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’etre des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie

- Hadopi, dix propositions:
«  7. Les majors, qui ont déjà compris que la loi Hadopi ne marchera pas, sont en train de mettre en place la licence globale, à leur seul profit, en se préparant à offrir des abonnements spécifiques sur internet qui permettront d’avoir accès à la totalité de leur catalogue, pour un prix forfaitaire, sans que chacun paie pour le film ou la chanson qu’il télécharge. C’est exactement la licence globale, qu’ils font semblant de refuser par ailleurs. Les artistes en seront écartés, s’ils ne sont pas dans ces catalogues. Et même s’ils y sont, ils n’en auront que les miettes.

8. Les artistes (musiciens et cinéastes) doivent s’approprier la licence globale, en définir le mode de contrôle, de tarification et de perception, pour en avoir le meilleur et pas seulement ce qui leur restera, une fois que l’accord sera conclu entre majors et fournisseurs d’accès. Patrick Zelnick vient d’en reconnaitre la nécessité, et c’est un grand progrès dans la convergence de nos points de vue.»

- Jacques Attali répond aux artistes: « Il est insensé de ne pas comprendre que l’accès à l’Internet constitue un droit fondamental, et que l’école doit apprendre aux enfants à s’en servir, et non pas à s’en méfier. Et si l’école prétend faire le contraire, elle n’y réussira pas, mais elle continuera à approfondir le discrédit qui la guette.

De même, les artistes, sans cesse mis en avant dans les débats, ne bénéficieront pas non plus de cette loi et les débats l’ont bien montré: tous les amendements proposés, même ceux venus de l’UMP, ont été refusés quand ils prévoyaient d’améliorer la rémunération des auteurs et interprètes (1). Comme si les artistes étaient des mineurs; comme si seuls leurs producteurs savaient utiliser l’argent public, si généreusement laissé dans leurs caisses par des crédits d’impôts ou par d’autres mécanismes

D’autres liens:

- La liste des 10 000 signataires pro-Hadopi décortiquée… et remise en cause chez Rue89

- Hadopi : des députés un peu déconnectés… ou l’on constate que certains députés ne comprennent même pas ce qu’ils ont voté chez Eco89

- La musique sur Internet est-elle condamnée à être piratée ? chez le Monde ou l’on apprend que 95 % de la musique téléchargée mondialement est non-autorisée.

- De quelques causes réelles de l’effondrement des Majors chez Framablog avec cette constatation: « lorsque nous sommes passés du vinyl au CD, les prix ont plus ou moins doublé[1] alors que la part réservée aux artistes n’a elle pas bougé

- Un rapport commandé par le gouvernement Hollandais conclu à un impact « très positif » du peer to peer sur l’économie » chez ReadWriteWeb

- Hadopi et ses dérives, billet plus technique par Fabrice P

- Hadopi : Double peine, mouchard,… la Cnil sort de sa réserve chez Écrans ou la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés mentionne « que les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l’HADOPI résultent de la constatation d’une baisse du chiffre d’affaire des industries culturelles » sans que cela soit démontré.»

- Hadopi la plus grosse erreur de Sarko? divorce total entre les blogueurs et le Président chez Pierre Chappaz, entrepreneur web réputé ( Kelkoo, Wikio, Netvibes, E-Buzzing) qui reflète les sentiments de bien des pros du web et blogueurs.

La suite ? Assez inquiétante, merci
- Loppsi 2, bientôt Hadopi en pire ? chez Écrans avec une certaine inquiétude quand à la vision de l’état français sur le notion de neutralité d’Internet.
- Les ministères de l’Intérieur et de la Culture trafiquent Wikipedia chez L’Expansion qui pointe vers des tentatives de ministères français de réécrire l’histoire à leur avantage.
- Le projet de loi C-61 modifiant l’application du droit d’auteur au Canada s’appliquera-t-il un jour ? chez Ziknblog qui indique que le débat s’en vient prochainement au Canada.

MAJ: je ne suis pas le seul à m’alarmer de cette dérive démocratique à laquelle nous assistons en France. En complément deux articles qui soulèvent le voile:
- Après la Dadvsi et Hadopi, bientôt la Loppsi 2 chez Le Monde
- Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net chez Numérama

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Si vous voulez avoir l’heure juste sur ce qui se passe en Afghanistan, tournez-vous vers la presse française ou américaine.  Au moment ou l’OTAN s’embourbe dans l’escalade, voici deux reportages qui démontrent l’ampleur de cette tâche:
- Afghanistan - Opération Kaman dans le Nouvel Observateur:
« Dès le début, tout était mal engagé ! D’abord, le renseignement, mauvais, ne parle que de petits groupes de «talebs» faibles et divisés. Il n’y a pas de reconnaissance aérienne, un télex - «Alerte embuscade !» - est oublié sur un coin de bureau à Kaboul et la troupe, de 100 hommes à peine, va au-delà de la mission et dépasse le village de Sper Kunday pour s’engager sur les pentes du col un kilomètre plus loin. Un kilomètre seulement.
«On a péché par excès de confiance», m’a répété, l’air sombre, le général Stollsteiner dans son bureau d’état-major à Kaboul. Quelques jours plus tôt, il y a déjà eu deux patrouilles dans la zone et les «insurgés» ont repéré le manège. Ils se postent, comme des chasseurs qui attendent le retour du gibier. Chaque fantassin porte gilet, casque, Famas, munitions, chargeurs, radio… 45 kilos de matériel par 45 degrés ! Deux hommes ont déjà eu un coup de chaleur. Quand 150 talibans, embusqués derrière les rochers de la crête, ouvrent le feu à bout portant, la section est «fixée», clouée au sol. Ajoutés à cela des mortiers de 81 mm inutilisables… par manque de percuteurs ! Et un apprenti officier américain incapable de guider les bombardements aériens. Là-haut, les talibans font «boule de feu», à l’afghane : trois snipers armés de fusil SVD Dragunov se concentrent sur une même cible. «Pas une technique locale ! Plutôt pakistanaise ou tchétchène…», dit un instructeur à Tora. Ils tuent un à un les responsables du commandement, de la radio, l’interprète, les infirmiers, tout ce qui organise, relie, sauve.
»

- Reportage photo dans le Boston Globe

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L’affaire AIG  continue à faire grand bruit. Paul Jorion décrit une fois de plus très bien les réactions des gouvernements et des institutions face à cette crise: « La première réaction des gouvernants me semble-t-il est de dire : « Pas d’affolement dans l’entrepont ! » et de continuer de procéder comme ils l’ont toujours fait. Dans un deuxième temps, ils se rendent compte que les vieilles formules ne marchent plus mais ils nient. Dans un troisième temps, ils commencent à regarder autour d’eux (mon invitation par les membres socialistes du Parlement Européen, tombe à mon sens dans cette catégorie) mais ils continuent de nier. Dans un quatrième temps, on fait appel à toutes les expertises authentiques. Pour parvenir à ce quatrième moment, il faut avoir dépassé le déni, la réunion au Congrès américain dont je viens de suivre le déroulement tombe dans cette dernière catégorie

Toujours est-il que les américains demeurent probablement les plus conscients et réalistes de ce qui se passe, merci à l’électrochoc Obama.

On ne peut pas en dire autant des Harper, Charest et autre Sarkozy emprisonnés dans  l’idéologie, ce qui d’ailleurs causera leur perte; aucun de ses hommes politiques ne seront réélus dans les prochaines années.

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Hadopi 2009

Je viens de signer le pacte pour les libertés numériques proposé par Le Réseau des Pirates en opposition à la loi Hadopi que les parlementaires français sont en train d’examiner. Au-delà d’une vulgaire loi répressive pour stoper le téléchargement « illégal » ce sont deux visions du futur de nos sociétés qui en fait sont en jeu. Voici quelques liens et bribes de phrases glanés ces derniers jours:

Chez Rue89: «La question est en effet d’inventer un –ou des- modèle économique qui permette la rémunération des créateurs et des artistes, sachant –c’est un truisme mais il faut le rappeler- que le monde d’hier ne sera pas celui de demain. De ce point de vue, la loi ressemble plus au monde qui s’en va qu’à celui qu’on voit poindre à l’horizon

Chez Jacques Attali: « Scandaleuse   parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les  faits et gestes des internautes ;  parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives  et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la  jeunesse,  première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment,   les premiers parasites de la culture. »

Dans Le Monde: « deux visions d’Internet et de la loi s’affrontent. D’un côté, un nouveau mode de distribution de la musique et du cinéma, qui doit s’adapter aux droits fondamentaux, comme le droit d’auteur. De l’autre, une révolution technologique et sociétale qui impose de tout revoir. “La loi doit prendre en compte l’évolution de la société, pas ériger des digues, insiste Christian Paul.»

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Ha elle était belle la vie avant l’arrivée du digital et de ce maudit Internet. Des lois et des rentes établies il y a des lustres deviennent désuètes et pratiquement inapplicables. Maitre Éolas  dans son billet « Les droits d’auteurs pour les nuls » termine avec cette savoureuse observation :

« Le droit d’auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s’enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. Le combat des ayant-droits aujourd’hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s’enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers

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