Économie

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Ce mardi 12 janvier 2010, je relisais cet article prémonitoire d’Edgar Morin paru dans Le Monde avec cet éloge au renouvellement : « Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d’initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.».

Puis comme à chaque évènement important, Twitter s’est mis à s’activer pour nous annoncer qu’un tremblement de terre s’était produit à Haiti. Quand une catastrophe naturelle survient, cela prend toujours un certain temps avant que l’on soit en mesure d’en évaluer l’ampleur. On l’a déjà vérifié avec le Tsunami de 2004; il a fallu quelques 24 à 48 heures avant que l’on réalise que nous venions d’assister à une catastrophe majeure. Dans le cas de Haiti, c’est un peu la même chose. Ce n’est que hier que nous avons été en mesure de prendre conscience du drame.  Bien sûr grâce au battage médiatique,  à l’émotion qui se répand sur le web et les réseaux sociaux, nous assistons à un immense rallye mondial de dons et d’aides. Les citoyens, les états, les entreprises ont compris que cette catastrophe était hors norme si je peux m’exprimer ainsi.

La tâche est absolument colossale a tel point que l’on parle d’un plan Marshall dans la même approche que celui déployé en Europe à la fin de la seconde guerre mondiale. Les défis de coordination d’ordre médicaux, sanitaires, logistiques sont désormais a surmonter: rechercher les personnes ensevelies, soigner les blessés, nourrir les sinistrés, assurer la sécurité, gérer les morgues, déplacer des populations, rétablir les communications, l’eau, l’électricité, repartir les institutions, mais surtout, surtout penser et planifier une reconstruction durable du pays.

On est en droit d’espérer qu’une fois l’émotion du moment reléguée par d’autres sursauts de l’actualité, nous ne les oublierons pas, que nous finirons la job, que ce ne sera pas un nouveau « patch ». C’est l’occasion de faire naitre un nouvel Haiti une fois pour toute afin que toutes ces souffrances n’aient pas été  vaines. Au-delà des dons, notre vigilance sera garante de toute la réussite de cette opération.

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Quand je lis et écoute Albert Jacquard mon moral et ma confiance dans l’évolution de notre monde remonte.  Ce n’est pas en se pliant à la pensée dominante que les choses évolueront. J’avais publié un billet sur mon blog techno reprenant son manifeste sur l’éloge de l’utopie. Ha l’utopie, que de grandes choses réalisées grâce à elle, de Christophe Colomb à Leonard de Vinci jusqu’à la marche sur la lune.

De passage à Montréal, le grand sage et humaniste de 83 ans a donné une entrevue au journaliste économique et toujours pertinent Gérald Fillion.

Pistes: Albert Jacquard sur Wikipédia

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Alors que les principaux indices du FMI entrevoient une sortie de crise, on peut être en mesure de se poser des questions tant il apparait que les facteurs à son origine n’ont pas été réglés. Bref le monde des banques et de la finance sort finalement vainqueur devant les gouvernements incapables de les mettre au pas, voir de les réguler.
Finalement qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse…

Pistes: Banques: le triomphe des coupables par Jacques Attali chez Slate
$ 38,5 milliards de commissions chargées par les banques américaines sur les plus démunis en 2009 ? chez Démystifier la finance
Goldman Sachs — La grande machine à bulles chez Agoravox

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Alors que toute l’attention médiatique est actuellement essentiellement portée vers l’Iran ou le décès de Michael Jackson, des experts anticipent une deuxième étape pas très reluisante. On ne sait plus qui croire, les politiques entrevoient un retour de la croissance, les médias rapportent leurs propos, bref on aimerait que tout le monde se remette à consommer. Jacques Attali écrit ceci dans Slate, signe que selon lui, les leçons n’ont pas été retenues :« Et d’abord, que la priorité d’une économie saine, c’est d’utiliser l’emprunt pour investir, et pas pour consommer. Mais de cela, le système financier ne veut pas entendre parler. Même aujourd’hui, alors que la crise est encore intense, il n’a qu’une seule préoccupation: retourner au plus vite à son métier principal, endetter les autres, pour faire le maximum de profits

Pistes: Défauts de paiement en hausse au Canada chez Radio-Canada
Pour un nouveau plan de relance…chez Cyberpresse
L’actualité de la crise : Non-résolus, les problèmes s’empilent, par François Leclerc chez Paul Jorion
Wage Deflation in Our Midst chez The Big Picture

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Sous couvert ( ou prétexte ) de protéger les artistes soi-disant « ruinés » par des hordes d’adolescents barbares, l’état français vient de faire voter une loi stupide mais qui soulève le voile sur une certaine idéologie des partisans du président Sarkozy, qui on le sait a une certaine idée du controle des moyens d’expressions. Bref Internet fait peur et la peur est souvent la première conséquence de l’ignorance.

Voici ma revue de presse sur toute cette affaire que l’UMP  et Nicolas Sarkozy vont  longtemps trainer comme un boulet:

En guide de prélude cet article du Monde « Il est stupide d’aller contre Internet avec bâton, casque et ciseaux, par Eric Rochant »: « La défense d’intérêts privés pousse au crime de ne pas réfléchir sur l’évolution du monde. Cette manie de l’interdiction, de la dénonciation, de la sanction collective rappelle l’attitude de certains maîtres d’école raidis par leur impuissance à évoluer avec la société.
Cette loi est le symptôme d’un aveuglement, d’une stupidité archaïque face à l’angoissante vitesse du changement qui s’est opéré depuis quelques dizaines d’années. Aller contre Internet de la sorte, avec le bâton, le casque et les ciseaux, c’est aller contre la jeunesse, l’avenir, l’enthousiasmante créativité qu’Internet a libérée.
Et voilà que nos parlementaires, d’anciens ministres de la culture, le gouvernement français, la France, quoi, s’avance, imbue d’elle-même, certaine de toujours tenir le flambeau de la défense des droits divers, certaine d’être originale, inventive et supérieure, dans son rapport à la culture et à la création, la France donc, vient se ringardiser, tant au niveau technique qu’intellectuel, vient suggérer que désormais le monde peut avancer sans elle, ou plutôt malgré elle.

Bref, nous venons annoncer que nous sommes vieux, fatigués, affaiblis, apeurés, mais que - ô gloire - nous pouvons encore donner quelques coups de matraque. »

Trois articles pertinents de Jacques Attali qui s’est beaucoup impliqué dans le dossier. Il identifie les futurs modèles d’affaires tout en mettant en garde les artistes, véritables dindons de la foire:
- Une loi scandaleuse et ridicule: « A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’etre des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie

- Hadopi, dix propositions:
«  7. Les majors, qui ont déjà compris que la loi Hadopi ne marchera pas, sont en train de mettre en place la licence globale, à leur seul profit, en se préparant à offrir des abonnements spécifiques sur internet qui permettront d’avoir accès à la totalité de leur catalogue, pour un prix forfaitaire, sans que chacun paie pour le film ou la chanson qu’il télécharge. C’est exactement la licence globale, qu’ils font semblant de refuser par ailleurs. Les artistes en seront écartés, s’ils ne sont pas dans ces catalogues. Et même s’ils y sont, ils n’en auront que les miettes.

8. Les artistes (musiciens et cinéastes) doivent s’approprier la licence globale, en définir le mode de contrôle, de tarification et de perception, pour en avoir le meilleur et pas seulement ce qui leur restera, une fois que l’accord sera conclu entre majors et fournisseurs d’accès. Patrick Zelnick vient d’en reconnaitre la nécessité, et c’est un grand progrès dans la convergence de nos points de vue.»

- Jacques Attali répond aux artistes: « Il est insensé de ne pas comprendre que l’accès à l’Internet constitue un droit fondamental, et que l’école doit apprendre aux enfants à s’en servir, et non pas à s’en méfier. Et si l’école prétend faire le contraire, elle n’y réussira pas, mais elle continuera à approfondir le discrédit qui la guette.

De même, les artistes, sans cesse mis en avant dans les débats, ne bénéficieront pas non plus de cette loi et les débats l’ont bien montré: tous les amendements proposés, même ceux venus de l’UMP, ont été refusés quand ils prévoyaient d’améliorer la rémunération des auteurs et interprètes (1). Comme si les artistes étaient des mineurs; comme si seuls leurs producteurs savaient utiliser l’argent public, si généreusement laissé dans leurs caisses par des crédits d’impôts ou par d’autres mécanismes

D’autres liens:

- La liste des 10 000 signataires pro-Hadopi décortiquée… et remise en cause chez Rue89

- Hadopi : des députés un peu déconnectés… ou l’on constate que certains députés ne comprennent même pas ce qu’ils ont voté chez Eco89

- La musique sur Internet est-elle condamnée à être piratée ? chez le Monde ou l’on apprend que 95 % de la musique téléchargée mondialement est non-autorisée.

- De quelques causes réelles de l’effondrement des Majors chez Framablog avec cette constatation: « lorsque nous sommes passés du vinyl au CD, les prix ont plus ou moins doublé[1] alors que la part réservée aux artistes n’a elle pas bougé

- Un rapport commandé par le gouvernement Hollandais conclu à un impact « très positif » du peer to peer sur l’économie » chez ReadWriteWeb

- Hadopi et ses dérives, billet plus technique par Fabrice P

- Hadopi : Double peine, mouchard,… la Cnil sort de sa réserve chez Écrans ou la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés mentionne « que les seuls motifs invoqués par le gouvernement afin de justifier la création du mécanisme confié à l’HADOPI résultent de la constatation d’une baisse du chiffre d’affaire des industries culturelles » sans que cela soit démontré.»

- Hadopi la plus grosse erreur de Sarko? divorce total entre les blogueurs et le Président chez Pierre Chappaz, entrepreneur web réputé ( Kelkoo, Wikio, Netvibes, E-Buzzing) qui reflète les sentiments de bien des pros du web et blogueurs.

La suite ? Assez inquiétante, merci
- Loppsi 2, bientôt Hadopi en pire ? chez Écrans avec une certaine inquiétude quand à la vision de l’état français sur le notion de neutralité d’Internet.
- Les ministères de l’Intérieur et de la Culture trafiquent Wikipedia chez L’Expansion qui pointe vers des tentatives de ministères français de réécrire l’histoire à leur avantage.
- Le projet de loi C-61 modifiant l’application du droit d’auteur au Canada s’appliquera-t-il un jour ? chez Ziknblog qui indique que le débat s’en vient prochainement au Canada.

MAJ: je ne suis pas le seul à m’alarmer de cette dérive démocratique à laquelle nous assistons en France. En complément deux articles qui soulèvent le voile:
- Après la Dadvsi et Hadopi, bientôt la Loppsi 2 chez Le Monde
- Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net chez Numérama

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Un billet coup de gueule de Yan Barcelo sur Cent Papiers: « Au moins 4 billions $, sans doute plus, ont été arrachés des goussets publics pour être remis à une oligarchie financière de banques, de fonds d’investissement et de trusts. Comme le dit Barry Titholz dans son livre Bailout Nation, un tel montant représente plus que les sommes combinées du Plan Marshall, de la course à la lune, de la faillite des Savings & Loan, de la guerre de Corée, du New Deal, de l’invasion de l’Iraq, de la guerre du Vietnam. Imaginez si on avait consacré ces sommes à un projet constructif, par exemple un « Projet Apollo de l’énergie »! »

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Un billet intéressant de Jacques Attali sur la bulle que les américains sont en train de créer, une stratégie qui ne règle rien, une course en avant: « Le discours optimiste d’avant reprendra ; il reprend déjà. On dira même que ceux qui avaient prédit la pire crise depuis 1929 avaient voulu se rendre intéressants, que le capitalisme est plein de ressort, et que l’économie américaine n’a aucunement besoin qu’une réglementation planétaire vienne freiner son dynamisme.
On peut souhaiter que ce scénario se réalise : il vaut mieux une sortie de crise immorale qu’une dépression. Mais, malheureusement, rien ne sera réglé : resterons intacts les risques, sur la survie des entreprises, sur l’immensité des dettes publiques, sur les retraites, sur la valeur des actifs, sur les emplois. On se demandera alors comment un président démocrate aura pu se mettre au service d’une si scandaleuse manœuvre pour que quelques banquiers refassent fortune avec l’argent des contribuables, sans que ceux-ci n’aient le moindre pouvoir sur les banques
»

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Le journaliste Jean-Pascal Beaupré met la table du G20 dans une analyse sans concessions: « Les attentes sont immenses. Pour la première fois en 60 ans, le commerce international va chuter sur la planète en 2009, d’après la Banque mondiale. Les exportations ont déjà reculé de 32% en un an. Le portrait se dégrade de semaine en semaine, le chômage explose. Les gouvernements cherchent la combinaison gagnante qui empêchera la récession de tourner en dépression».

Pourtant tout indique que ce sommet va tourner au fiasco tant les divergences de vues entre Europe et États-Unis sont fortes. Les européens estiment qu’il faut avant tout faire le ménage dans la finance mondiale sans quoi rien ne se fera. Les américains et les anglais estiment quand à eux que seul l’injection de capitaux réussira à redresser la barre.

Sarkozy a lancé ses mises en garde, Obama lui répond.Les russes et les chinois comptent les points.

Pendant ce temps, le monde assommé découvre jour après jour l’ampleur des dégâts de ce qui est en voie de probablement devenir une véritable escroquerie planifiée et connue de beaucoup depuis des années. Ce sera le thème de mon prochain billet.

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Difficile d’avoir l’heure juste sur la réalité et les conséquences de la crise. Eco89 pose la question du rôle des médias; en font-ils trop ou pas assez ? Pour ma part je suis assez d’accord avec Ahmed Silem : « Tout est centré sur la crise financière ! Les médias ne disent pas qu’il s’agit d’une crise systémique et que, par exemple, l’automobile est un produit du XXe siècle qui s’essouffle. Les médias relaient purement et simplement des annonces. »

Alors que faire et où s’informer? Est-ce si grave que ça ? Je vous propose d’aller directement aux sources en visitant les blogs d’économistes de renoms, là se trouve des analyses sans concessions:

- Paul Krugman qui compare les deux courbes de 1929 et 2009: The great recession versus the great depression

- Jacques Attali qui nous pointe vers la menace de l’effondrement des assurances selon lui plus grave que celui des banques: L’heure de vérité

- Paul Jorion nous explique que le danger vient des mentalités du monde financier incapable de faire marche arrière et de se remettre en question: « Et c’est là le calvaire de ces malheureux gouvernants en ce moment : chaque jour qui passe les oblige à révéler davantage à un public ébahi que ce système dont ils firent non seulement partie mais dont ils furent autrefois les principaux acteurs, est organisé de manière à permettre à ses dirigeants de puiser en permanence dans la caisse et de la vider entièrement dès qu’un pépin se présente. Et comme le système n’a pas changé depuis le début de la crise (puisqu’ils s’efforcent de le maintenir intact), le fait que ce soit le contribuable qui remplisse maintenant la caisse au fur et à mesure qu’elle se vide, n’y change absolument rien : les dirigeants des banques continuent comme avant d’y puiser de manière éhontée (puisque « c’est dans les contrats », comme le dit Mr. Summers), la seule différence étant que c’est désormais au vu de tous. Le public les regarde faire avec des yeux ronds tandis que les gouvernants commentent la mort dans l’âme : « Ben, c’est malheureusement comme ça que ça marche ».

Enfin James K. Galbraith démontre que le fameux plan Geithner a très peu de chance de succès: Le plus étrange dans le plan Geithner, c’est sont incapacité à agir comme si la crise financière était une véritable crise - posant une menace économique multiple à long terme - et non seulement deux problèmes ; certes liés, mais temporaires, l’un dans le secteur bancaire et l’autre concernant l’emploi. Dans le secteur bancaire, la métaphore dominante est celle de la plomberie : il faut se débarrasser d’un bouchon. Traitez les actifs toxiques, dit-on, et les conditions du crédit reviendront à la normale. Ceci fait, restera une récession fondamentalement classique, ce qui valide les plans de relance budgétaire. Résolvons ces deux problèmes et la crise prendra fin. Telle est l’idée.

Mais la métaphore de la plomberie est trompeuse. Le crédit n’est pas un flux. Ce n’est pas quelque chose dont on pourrait forcer l’écoulement au travers de tuyaux. Le crédit est un contrat. Il a besoin d’un emprunteur ainsi que d’un prêteur ; d’un client ainsi que d’une banque. Et l’emprunteur doit satisfaire à deux conditions. La première est celle de la solvabilité, ce qui implique une sécurité de revenu et, généralement un bien immobilier ayant une valeur intrinsèque. Les prix des actifs rentrent donc en ligne de compte. Avec une excès de stock immobilier chronique et la baisse des prix, cette garantie disparaît, et même si les emprunteurs en ont le désir, ils ne peuvent pas bénéficier de prêts. La seconde exigence est la volonté d’emprunter, motivée par ce que Keynes appelle les « esprits animaux » animant l’enthousiasme d’entreprendre. Dans une crise, un tel optimisme se fait rare. Même si les gens ont des garanties qu’ils pourraient engager, ils préfèrent la sécurité qu’offre le liquide. Et c’est précisément parce qu’ils veulent du liquide qu’ils ne voudront pas épuiser leurs réserves par des dépenses sur une nouvelle voiture.»

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L’affaire AIG  continue à faire grand bruit. Paul Jorion décrit une fois de plus très bien les réactions des gouvernements et des institutions face à cette crise: « La première réaction des gouvernants me semble-t-il est de dire : « Pas d’affolement dans l’entrepont ! » et de continuer de procéder comme ils l’ont toujours fait. Dans un deuxième temps, ils se rendent compte que les vieilles formules ne marchent plus mais ils nient. Dans un troisième temps, ils commencent à regarder autour d’eux (mon invitation par les membres socialistes du Parlement Européen, tombe à mon sens dans cette catégorie) mais ils continuent de nier. Dans un quatrième temps, on fait appel à toutes les expertises authentiques. Pour parvenir à ce quatrième moment, il faut avoir dépassé le déni, la réunion au Congrès américain dont je viens de suivre le déroulement tombe dans cette dernière catégorie

Toujours est-il que les américains demeurent probablement les plus conscients et réalistes de ce qui se passe, merci à l’électrochoc Obama.

On ne peut pas en dire autant des Harper, Charest et autre Sarkozy emprisonnés dans  l’idéologie, ce qui d’ailleurs causera leur perte; aucun de ses hommes politiques ne seront réélus dans les prochaines années.

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