Articles by Philippe Martin

You are currently browsing Philippe Martin’s articles.

C’est avec grand plaisir que je suis cité dans le Journal La Presse sous la plume de Nathalie Collard. Si vous souhaitez en savoir plus sur mes activités, vous pouvez visiter ma bio sur N’ayez pas peur !!, mon profil Google qui rassemble toutes mes présences web, les conférences et publications auxquelles j’ai participé, ma revue de presse sur Del.icio.us. Bonne visite et au plaisir d’échanger avec vous.

Ce mardi 12 janvier 2010, je relisais cet article prémonitoire d’Edgar Morin paru dans Le Monde avec cet éloge au renouvellement : « Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache. Nous en sommes au stade de commencements, modestes, invisibles, marginaux, dispersés. Car il existe déjà, sur tous les continents, un bouillonnement créatif, une multitude d’initiatives locales, dans le sens de la régénération économique, ou sociale, ou politique, ou cognitive, ou éducationnelle, ou éthique, ou de la réforme de vie.».

Puis comme à chaque évènement important, Twitter s’est mis à s’activer pour nous annoncer qu’un tremblement de terre s’était produit à Haiti. Quand une catastrophe naturelle survient, cela prend toujours un certain temps avant que l’on soit en mesure d’en évaluer l’ampleur. On l’a déjà vérifié avec le Tsunami de 2004; il a fallu quelques 24 à 48 heures avant que l’on réalise que nous venions d’assister à une catastrophe majeure. Dans le cas de Haiti, c’est un peu la même chose. Ce n’est que hier que nous avons été en mesure de prendre conscience du drame.  Bien sûr grâce au battage médiatique,  à l’émotion qui se répand sur le web et les réseaux sociaux, nous assistons à un immense rallye mondial de dons et d’aides. Les citoyens, les états, les entreprises ont compris que cette catastrophe était hors norme si je peux m’exprimer ainsi.

La tâche est absolument colossale a tel point que l’on parle d’un plan Marshall dans la même approche que celui déployé en Europe à la fin de la seconde guerre mondiale. Les défis de coordination d’ordre médicaux, sanitaires, logistiques sont désormais a surmonter: rechercher les personnes ensevelies, soigner les blessés, nourrir les sinistrés, assurer la sécurité, gérer les morgues, déplacer des populations, rétablir les communications, l’eau, l’électricité, repartir les institutions, mais surtout, surtout penser et planifier une reconstruction durable du pays.

On est en droit d’espérer qu’une fois l’émotion du moment reléguée par d’autres sursauts de l’actualité, nous ne les oublierons pas, que nous finirons la job, que ce ne sera pas un nouveau « patch ». C’est l’occasion de faire naitre un nouvel Haiti une fois pour toute afin que toutes ces souffrances n’aient pas été  vaines. Au-delà des dons, notre vigilance sera garante de toute la réussite de cette opération.

Tags: , , , , , ,

Je suis assidument la superbe série de TV5 sur la seconde guerre mondiale. Tout le contenu provient d’images d’archives le tout commenté intelligemment par Mathieu Kassovitz. Comme beaucoup de gens de mon age nés à la fin des années 50, notre enfance a également été marquée par cette période ne serait-ce par les nombreux témoignages des parents et grand-parents. Je me souviens de mon oncle éclatant en sanglot lors d’une réunion de famille en se remémorant ce jeune soldat allemand  qu’il a abattu lorsqu’il était dans la résistance, ils avaient 17 ans tous les deux. Ma mère aussi terrorisée au fond son lit lorsqu’elle entendait à l’aube les cris, aboiements, bruits de bottes et les moteurs de camion de la soldatesque partant en expédition punitive, la maison familiale étant juste en face de la Kommandantur. Mon père sur son lit de mort à qui je demandais quel était un des évènements qui l’avait le plus marqué dans sa vie: il me répondit que ce fut le jour ou tous les copains de classe portants l’étoile jaune ne sont jamais revenus à l’école, disparus à jamais.

Tout ça remonte à loin désormais mais la mémoire est encore très vive. Cet été durant les vacances, j’ai eu beaucoup de plaisir en suivant les échanges entre mon plus jeune de 12 ans et ma tante de 80 ans, lui passionné par toutes ses anecdotes, elle heureuse de trouver une écoute attentive. Un beau cours d’histoire et de passage de relais inter-génération.

Si je sujet vous intéresse et que vous avez le désir d’approfondir, voici quelques films incontournables:

La liste Schindler S. Spieldberg

Il faut sauver le soldat Ryan S. Spieldberg

L’empire du soleil S. Spieldberg

Amen Costa Gavras

La chute Oliver Hirschbiegel

L’ennemi à vos portes JJ. Annaud

Le pianiste R. Polanski

Indigènes Rachid Bouchareb

La vie est belle de R.Benigni

Le vieux fusil de R.Enrico

Tags: , , , ,

Bientôt des tonnes de contenus et analyses vont être publiés à travers la planète pour revenir sur les point marquants de la décennie qui s’achève. J’y reviendrai mais sur un plan personnel,  ces dix dernières années ont été très riches en expériences qui m’ont aidé à voir le monde qui m’entoure de manière différente.

« Je n’ai pas toujours été l’homme que je suis. J’ai toute ma vie appris pour devenir l’homme que je suis, mais je n’ai pour autant pas oublié l’homme que j’ai été, ou à plus exactement parler les hommes que j’ai été. Et si entre ces hommes-là et moi il y a contradiction, si je crois avoir appris, progressé, changeant, ces hommes-là quand, me retournant, je les regarde, je n’ai point honte d’eux, ils sont les étapes de ce que je suis, ils menaient à moi, je ne peux pas dire moi sans eux.

Je connais des gens qui sont nés avec la vérité dans leur berceau, qui ne se sont jamais trompés, qui n’ont pas eu à avancer d’un pas de toute leur vie, puisqu’ils étaient arrivés quand ils avaient encore la morve au nez. Ils savent ce qui est bien, ils l’ont toujours su. Ils ont pour les autres la sévérité et le mépris que leur confère l’assurance triomphale d’avoir raison. Je ne leur ressemble pas. La vérité ne m’a pas été révélée à mon baptême, je ne la tiens ni de mon père ni de la classe de ma famille. Ce que j’ai appris m’a coûté cher, ce que je sais je l’ai appris à mes dépens. Je n’ai pas une seule certitude qui ne me soit venue autrement que par le doute, l’angoisse, la sueur, la douleur de l’expérience. Aussi ai-je le respect de ceux qui ne savent pas, de ceux qui cherchent, qui tâtonnent, qui se heurtent. Ceux à qui la vérité est facile, spontanée, bien entendu j’ai pour eux une certaine admiration mais, je l’avoue, peu d’intérêt. Quand ils mourront, qu’on écrive donc sur leur tombe : il a toujours eu raison…, c’est ce qu’ils méritent et rien de plus. Il faut appeler les choses par leur nom.»

Louis Aragon

Via Changement de société

Tags: , , ,

Dans un pays ou il y a 60 millions de commentateurs sportifs, la qualification sans gloire de la France pour la coupe du monde 2010 a créé un vif débat. Tout le monde tombe bien sur à bras raccourcis sur Thierry Henry alors que dans mon livre à moi c’est une faute d’arbitrage comme il en existe en permanence au foot. Petite revue de presse:

- Chez Patrick Lagacé: « Bon, dans un conte de Disney, THierry Henry serait allé voir l’arbitre et lui aurait confié son délit. Mais la vie n’est pas un conte de Disney, comme chacun le sait, c’est plutôt un endroit impitoyable où seuls les forts survivent, en mangeant du prochain. Et c’est encore pire dans le football international. Avant de critiquer les Français, rappelons-nous (bruit de toux) du but d’Alain Côté…»

- Chez E24 : « Un joueur rationnel et opportuniste sera toujours incité à ne pas tout à fait respecter les règles quand il est sûr que la situation ne se répétera pas. Dans le cas contraire, il sera trop coûteux de le faire car la personne en face de lui trichera sûrement à son tour quand ils se reverront”, explique Laurent Denant-Boemont, économiste et spécialiste des théories de jeux et auteur du blog “Expeconomics »

- Chez Slate: « Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires. Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires. Il ne s’agit pas ici de dire «la fin justifie les moyens», ou de glorifier la triche. Tous les moyens ne sont pas bons, et personne ne prône la violence pour gagner un match. Le fair-play peut s’exprimer de mille manières: relever l’adversaire, lui faire une haie d’honneur à la fin du match, sortir la balle quand un joueur est blessé, respecter l’équipe adverse dans les interviews… Mais il n’est pas criminel de dire que la duperie fait partie du jeu. Les joueurs qui ont cette conception du football inscrite dans leur ADN de sportif ne sont pas moins moraux, moins nobles que les autres. Ils respectent tout autant leurs adversaires.

Quand un joueur effectue un tacle «trop» appuyé, il enfreint également les règles, en plus de mettre en danger l’intégrité physique de son adversaire. Un Irlandais, prenons Roy Keane au hasard, vous dira que la seule différence est qu’il n’essaie pas de le dissimuler, donc qu’il ne triche pas. Un Argentin vous dira que la seule différence, c’est qu’il est moins malin que celui qui fait une petite faute dans le dos de l’arbitre.»

Et le mot de la fin par Vinvin, commentaire vidéo à chaud:


Allez je termine avec cet hommage à Thierry Henry qu’on a eu rapidement tendance à enterrer, souvenirs d’un but d’anthologie.

Tags: , ,